Vulgarisation Scientifique des résultats de la recherche sur le SIDA / VIH

Archives 2011


Lettre bimensuelle n° 71 (16-31 décembre 2011)

Progrès et perspectives de la lutte contre le SIDA / Publication du rapport 2011 de l’ONUSIDA
La situation actuelle
Depuis la découverte du VIH il y a près de 30 ans, les avancées de la recherche ont été considérables. Le nombre de nouvelles infections ne cesse de décroître et de plus en plus de personnes infectées ont accès aux soins. Bien qu’on puisse se féliciter de ces progrès, le nombre de personnes vivant avec le VIH s’accroît encore, mais principalement en raison d’un meilleur accès aux traitements et donc d’une réduction des décès liés au SIDA.

puce En savoir plus...


Quel(s) virus se transmet(tent) par voie hétérosexuelle?
La transmission hétérosexuelle reste de loin le principal mode de transmission du VIH. Cependant, ces mécanismes biologiques restent mal connus. La plupart des études ont été réalisées sur des homosexuels hommes ou des prostituées. Différentes études avaient précédemment montré par l’analyse des échantillons de sang, qu’un seul variant viral était à l’origine de l’infection, malgré la diversité des virus présents chez une personne infectée...

puce En savoir plus...

 

Lettre bimensuelle n° 70 (1-15 décembre 2011)

Le double effet du Ténofovir
Les rapports hétérosexuels non protégés restent le mode de transmission du VIH le plus fréquent. En l’absence de vaccin, un microbicide vaginal pourrait prévenir les transmissions des hommes aux femmes en particulier lorsqu’elles ne peuvent pas imposer le préservatif. Cependant, malgré le grand nombre de microbicides testés, seul le Ténofovir, sous forme de gel réduit la transmission du VIH de 39 % sur un groupe de 889 femmes. De même, il diminue de 51 % la propagation de l’herpèsvirus HSV2 qui favorise la progression du VIH. Ce dernier résultat prometteur était inattendu : le Ténofovir, par voie orale, ne semblait n’avoir aucune activité anti-HSV2 chez les personnes infectées par le VIH. Cette contradiction apparente est aujourd’hui comprise.

puce En savoir plus...


Comment SAMDH1 bloque le VIH
SAMHD1 a initialement était identifié comme agent du système immunitaire homologue d’un gène murin déjà connu, le Mg11. Il a été récemment montré que SAMDH1 était capable de bloquer des étapes précoces de la réplication de VIH-1 dans les cellules dendritiques et d’autres cellules de la lignée myéloïde. La protéine spécifique de VIH-2 Vpx cible cette protéine et provoque sa dégradation, ce qui conduit à l’infection. Des chercheurs anglais viennent d’identifier le mécanisme antiviral de SAMDH1.

puce En savoir plus...


Lettre bimensuelle n° 69 (16-30 novembre 2011)

Une conformation du génome est nécessaire à l’assemblage du VIH
La partie la moins variable du génome du VIH se situe à l’une de ses extrémités et joue un rôle important au cours de la reproduction virale. Elle est notamment capitale pour l’expression des gènes viraux et l’assemblage des particules virales. Cependant, la compréhension de ces différents mécanismes est limitée par le manque de connaissance sur la structure de cette extrémité. On comprend mieux comment des changements de conformation de cette région  règlent la réplication virale.

puce En savoir plus...


Cibler les sucres du virus
Les virus ont développé des mécanismes variés pour échapper aux anticorps produits par l’organisme. Parmi ces mécanismes, on retrouve à la surface des protéines d’enveloppe du VIH des sucre qui masquent les sites pouvant être facilement reconnus par les anticorps. Récemment, des chercheurs américains ont identifié des anticorps particulièrement efficaces qui fixent les sucres présents au niveau de la protéine d’enveloppe gp120. Ils viennent d’identifier précisément les structures virales reconnues par ces anticorps.

puce En savoir plus...

 

Tester la population générale pour lutter contre le SIDA
Durant les 15 dernières années le dépistage précoce du VIH a permis de diminuer efficacement la mortalité. D’une part, on a pu traiter précocement les personnes infectées. D’autre part, on a limité la propagation du virus. On pense aujourd’hui que le dépistage précoce joue un rôle-clef dans le contrôle de l’épidémie. Néanmoins, en France 140.000 personnes vivent avec le VIH et 7.000 personnes sont nouvellement infectées chaque année.

puce En savoir plus...


Lettre bimensuelle n° 68 (1-15 novembre 2011)

Les contraceptifs hormonaux : un risque accru de contracter le VIH ?
Les contraceptifs hormonaux sont utilisés aujourd’hui par plus de 140 millions des femmes. Cependant, leur effet sur l’infection du VIH reste mal connu. On vient de montrer que la contraception accroît le risque de contraction du virus tant pour la femme séronégative que pour le partenaire d’une femme infectée.

puce En savoir plus...


Vers un vaccin ?
Le développement d’un vaccin capable de réduire la transmission du VIH reste une priorité majeure. Ce virus reste capable d’une grande variabilité génétique et d’une rapide intégration au sein du génome de l’hôte. Des études récentes ont permis de comprendre de façon plus approfondie comment le système immunitaire réagit face à l’intrusion du virus et comment ces réponses pourraient être utilisées pour le développement d’un vaccin efficace.

puce En savoir plus...


Lettre bimensuelle n° 67 (16-31 Octobre 2011)

Les jeux en ligne contre le SIDA
On cherche depuis de nombreuses années à connaître la structure d’une protéine du virus de singe Mason-Pfizer (M-PMV), proche de la protéase du VIH. Après plusieurs échecs, des chercheurs ont sollicité des joueurs en ligne de Foldit (ce jeu existe depuis 2008). Des joueurs par équipe, dont la plupart n’ont pas de culture scientifique, recherchent la structure en 3D de protéines afin de trouver la plus proche possible de la forme finale à partir d’éléments fournis par les chercheurs.

puce En savoir plus...


APOBEC3G active l’immunité précoce
Suite à l’infection, on observe une phase rapide de multiplication du VIH, caractérisée par de hautes charges virales qui seront neutralisées par la réponse immunitaire précoce ou innée. Des secrétions de cytokines (molécules de communication du système immunitaire) augmentent alors l’expression de certains facteurs spécifiques de cette réponse immunitaire innée comme APOBEC3G (A3G).

puce En savoir plus...


Lettre bimensuelle n° 66 (1-15 Octobre 2011)

Une immunité artificielle
Plus de 25 ans après la découverte du virus du SIDA, il existe différentes méthodes pour prévenir l’infection mais un vaccin sûr et efficace n’a pu être développé. Cet objectif reste toutefois envisageable. Pour de nombreux virus (rougeole, poliovirus…) il existe un mode de protection naturel. La réaction immunitaire face à un élément pathogène permet l’élimination de celui-ci au sein de l’organisme et confère une protection durable contre toute réinfection possible.

puce En savoir plus...


Les allèles HLA contre le SIDA
Les lymphocytes T CD8+ (LTCD8+) jouent un rôle essentiel dans le contrôle de l’infection. Ce contrôle dépend de variants du HLA, élément du système immunitaire. Les non progresseurs, ce qui ne développent pas la maladie à long terme, possèdent certains de ces variants (les allèles HLA-B*27 et HLA-B*57) qui leur permettent de maintenir une charge virale très basse sans traitement. On sait depuis plusieurs années que les molécules HLA contrôlent la réponse immunitaire cytotoxique contre les cellules infectées.

puce En savoir plus...


Des anticorps encore plus neutralisants
La recherche d’anticorps anti-VIH capables de neutraliser efficacement la plupart des souches virales est nécessaire pour l’élaboration d’un vaccin. Cependant il est difficile de « sélectionner » ceux qui reconnaissent  un large spectre d’isolats viraux chez les patients. Des anticorps neutralisants de plus en plus efficaces sont ainsi régulièrement isolés. On vient d’en caractériser d’encore plus puissants.

puce En savoir plus...


Lettre bimensuelle n° 65 (16-30 septembre 2011)

Une famille d’anticorps neutralisants
Pour fabriquer un vaccin efficace contre le SIDA, il faut en particulier déclencher une production d’anticorps neutralisants, c'est-à-dire capables de bloquer l’infection, à titre préventif. Cela semble réalisable car le transfert passif d’anticorps neutralisants peut bloquer l’infection. Sachant que certains patients produisent naturellement ces anticorps, on cherche à les caractériser. Un grand nombre d’anticorps neutralisants ont déjà été identifié et la plupart reconnaissent la protéine d’enveloppe de surface du VIH (gp120).

puce En savoir plus...


Une nouvelle piste pour bloquer l’entrée du VIH
Le phénomène d’endocytose est extrêmement important pour l’assimilation de molécules (nutritives, facteur de croissance…). Une petite région de la membrane cellulaire entoure ces molécules pour former une petite vésicule, bientôt à l’intérieur de la cellule. C’est aussi ce mécanisme que le VIH utilise pour rentrer  dans les cellules.

puce En savoir plus...


Lettre bimensuelle n° 64 (1-15 septembre 2011)

Comment les virus des réservoirs échappent aux traitements
Les multithérapies demeurent les seuls traitements permettant de ralentir ou de bloquer la multiplication du VIH mais elles ne permettent pas l’élimination totale du virus. En effet, des virus persistent et se répliquent dans certains types cellulaires dits « réservoirs », malgré les traitements.

puce En savoir plus...


Un nouveau test pour le VIH et la syphilis
Un des grands défis actuels consiste à rendre accessible aux plus pauvres les soins les plus modernes. Il s’agit notamment  de proposer des tests rapides, simples d’utilisation et peu coûteux, pour  pouvoir diagnostiquer des maladies infectieuses. Leur détection apparaît nécessaire au moment de l’accouchement chez les femmes des pays pauvres car des traitements peuvent alors protéger le nourrisson.

puce En savoir plus...


Le VIH s’adapte pour échapper aux cellules NK
Les cellules « natural killer » (NK) du système immunitaire nouent différents contacts avec les cellules infectées qu’elles peuvent détruire sans pour autant avoir déjà rencontré le virus. On sait aujourd’hui que le VIH peut s’adapter pour affaiblir leur réaction.

puce En savoir plus...


Lettre bimensuelle n° 63 (16-31 juillet 2011)

Combien de virus trouve-t-on dans une cellule infectée ?
La force du VIH réside dans sa grande diversité qui lui permet d’échapper au système immunitaire et aux antiviraux. Il se modifie rapidement ce qui empêche la conception d’un vaccin efficace et fonctionnel. On vient de montrer que dans le sang périphérique la plupart des cellules infectées ne contiendraient qu’un seul virus.

puce En savoir plus...


Seuls certains anticorps seraient efficaces
Depuis la découverte du VIH, la recherche se heurte à la conception d’un vaccin. Les résultats obtenus sont jusqu’alors très limités malgré plusieurs essais cliniques. Le but est en particulier de stimuler la production d’anticorps neutralisants, c'est-à-dire capables d’interagir avec la partie externe du virus et surtout de l’empêcher d’infecter une cellule cible. Des anticorps neutralisants ont pourtant été retrouvés chez certains patients infectés mais non chez les sujets vaccinés. Les anticorps stimulés s’avèrent inefficaces : ils ne ciblent que des parties inactives du virus. On sait aujourd’hui quels sont les anticorps efficaces.

puce En savoir plus...


Combiner les outils de prévention
Bien que le nombre de nouvelles infections par le VIH a chuté de près d’un million entre 1996 et 2009, le nombre de personnes vivant avec le virus ne cesse d’augmenter. Alors que plus de 6 millions bénéficient des traitements antirétroviraux, 9 millions attendent encore de pouvoir recevoir ces médicaments coûteux. En absence d’un vaccin, seuls des outils de prévention pourront donc freiner la progression de la pandémie.

puce En savoir plus...


Lettre bimensuelle n° 62 (1-15 juillet 2011)

Comment les singes Sooty Mangabey résisteraient au SIDA
L’infection chez l’homme entraîne une dégradation du système immunitaire conduisant au SIDA. En revanche, chez les singes africains, comme le Sooty Mangabey et le singe vert, à la différence du singe macaque asiatique, l’infection est naturelle et ne provoque aucune pathologie malgré une forte réplication virale. Aussi, comprendre ces mécanismes de résistance à la maladie s’avère essentiel au développement de nouvelles thérapies et vaccins. On sait aujourd’hui qu’il s’agit en réalité seulement d’une fraction des cellules du système immunitaire du singe Sooty Mangabey qui résiste et qui protègerait l’ensemble de l’organisme.

puce En savoir plus...


Une protéine cellulaire bloque l’intégration du VIH
L’intégrase permet au VIH de couper l’ADN de la cellule infectée et de s’y insérer. Elle est la clé indispensable pour que le virus parasite les chromosomes du malade et se reproduise. Par ailleurs, des facteurs cellulaires sont aussi nécessaires à ce processus. L’un d’entre eux est p300 ou histone acétyl-transférase qui est une enzyme capable d’activer l’Intégrase. On vient d’identifier une protéine qui à l’inverse bloque son activité.

puce En savoir plus...


Lettre bimensuelle n° 61 (16-30 juin 2011)

Détecter l’infection précoce pour combattre la maladie
La phase qui suit la contamination par le VIH est l’infection précoce ou aiguë1. Le virus se réplique alors efficacement et la charge virale est au plus haut un mois après l’infection, puis décroit lorsque la réponse immunitaire se met en place. Au cours de cette phase, le risque de contagion est maximal alors que les tests de dépistage usuels ne permettent pas de révéler la présence du virus. On se demande aujourd’hui comment on pourrait agir sur cette première phase pour améliorer le traitement du patient et réduire le risque de transmission.

puce En savoir plus...

De nouveaux vecteurs viraux pourraient contrôler l’infection
Un des obstacles à la conception d’un vaccin est de maintenir une réponse immunitaire anti-VIH efficace au niveau des muqueuses. Elles constituent les barrières naturelles  par lesquelles le VIH pénètre dans l’organisme  lors d’une contamination par voie sexuelle1. Cependant, c’est durant les premiers jours de l’infection et avant la dissémination dans l’organisme que le virus semble le plus vulnérable. Mais les vaccins actuels sont inefficaces parce qu’ils n’agissent pas assez longtemps au niveau des muqueuses.

puce En savoir plus...


Lettre bimensuelle n° 60 (1-15 juin 2011)

On a identifié un nouveau facteur de restriction
Le VIH existe sous plusieurs formes : le VIH-1 responsable de 98% des infections et le VIH-2 qui sévit principalement en Afrique de l’Ouest. Ces deux souches virales diffèrent notamment par la présence de certaines protéines virales dites accessoires comme la protéine Vpx que l’on trouve uniquement chez VIH-2 et qui présente des homologies avec la protéine Vpr que l’on trouve parmi tous les lentivirus.

puce En savoir plus...

Un régulateur de l’affaiblissement des lymphocytes T
Comme nous le savons, le système immunitaire joue un rôle essentiel dans l’éradication ou le contrôle d’infections virales. Lorsque l’infection est présente depuis longtemps, les lymphocytes T de ce système deviennent défectueux, ne gardent plus très bien en mémoire leur rencontre avec l’agent et ne remplissent plus leur rôle.

puce En savoir plus...

Lettre bimensuelle n° 59 (16-31 mai 2011)

Un levier du système immunitaire à ne pas négliger
On cherche à activer deux réponses immunitaires principales pour lutter contre le VIH. D’une part, il y les lymphocytes T CD8+ qui sont capables de reconnaitre et de détruire les cellules infectées. D’autre part il y a la production anticorps capables de reconnaitre et de fixer le virus ce qui, lorsqu’ils sont neutralisants, bloque l’infection.

puce En savoir plus...

Les patients contrôleurs : une certaine stabilité sur 15 ans
Nous ne sommes pas tous égaux face à VIH. Certains sont résistants à l’infection, d’autres contrôlent naturellement plus ou moins bien la prolifération du virus et sont plus ou moins résistants à la maladie. Les patients dits « contrôleurs » sont caractérisés par une très faible charge virale en l’absence de traitements, plus de 10 ans après l’infection. Ils ne représentent que moins de 1% des patients et sont à différencier des non progresseurs qui ont quant à eux des quantités de lymphocytes T CD4+ (LTCD4+) plus élevées.

puce En savoir plus...


Lettre bimensuelle n° 58 (1-15 mai 2011)

TRIM5α agirait aussi indirectement contre le virus
Nous savons depuis plusieurs années déjà que la protéine TRIM5α est capable de reconnaître le VIH, de le détruire et de protéger l’organisme. Elle nous défend en particulier contre les virus proches du VIH que l’on trouve chez les singes mais elle est peu efficace contre le VIH lui-même. A l’inverse, chez les singes Rhésus, elle est capable de bloquer totalement le VIH-1. TRIM5α agirait peu après l’entrée de ces différents virus dans la cellule en s’attaquant directement à leur noyau et les rendant inactifs.

puce En savoir plus...

Des petits ARN nous défendraient contre le virus
Les molécules HLA (human leukocytes antigen) présentes à la surface des cellules permettent l’identification des éléments pathogènes. Lorsqu’un virus infecte les cellules, celles-ci découpent les protéines virales et ses morceaux sont déplacés et combinés aux molécules HLA à la surface cellulaire. Les cellules infectées seront ainsi reconnues et détruites par le système immunitaire. Les variations génétiques des molécules HLA sont les facteurs génétiques connus pour ralentir le plus la progression vers le SIDA.

puce En savoir plus...

La thérapie antirétrovirale précoce ralentirait la transmission du VIH
Plusieurs études ont déjà suggéré que la transmission du VIH chez les couples sérodiscordants sous traitement antirétroviral était plus faible que le taux de transmission chez les couples qui ne prennent pas de traitements.
On a récemment comparé à l’aveugle (étude HPTN 052) l’efficacité de deux stratégies de traitement dans la prévention de la transmission du VIH au sein de couples sérodiscordants issus des pays suivants : Botswana, Brésil, Inde, Kenya, Malawi, Afrique du Sud, Thaïlande, Etats-Unis et Zimbabwe. On comprend maintenant que les hommes et les femmes infectés courent moins le risque de transmettre le virus à leur partenaire sexuel lorsqu’ils commencent un traitement antirétroviral précoce.

puce En savoir plus...


Lettre bimensuelle n° 57 (16-30 avril 2011)

On a vu les étapes du bourgeonnement viral sur des cellules vivantes
Lors de l’infection, le bourgeonnement des particules virales est essentiel au cycle de réplication du VIH dans la cellule. Ce phénomène nécessite en effet l’action des protéines ESCRT dont les membres ont été récemment identifiés. ESCRT-I et ALIX interviendraient en premier au niveau de la membrane cellulaire. CHMP4 formerait alors un anneau au cou de la particule virale, c’est-à-dire lorsqu’elle est presque détachée : elle interagirait alors avec CHMP2. Ces deux facteurs de la famille ESCRT-III permettraient ensuite la fixation de VPS4 et la libération de la particule virale. Deux équipes de recherche viennent d’identifier, sur des cellules vivantes, les étapes de ce bourgeonnement.

puce En savoir plus...

Les effets des mutations sur la résistance aux drogues
Une des difficultés majeures dans la lutte contre le VIH, c’est sa capacité à muter et échapper ainsi aux drogues développées pour le contrer. A l’heure actuelle, il existe plus d’une vingtaine de drogues ciblant le VIH mais également plus de 200 mutations connues pour entraîner une résistance à ces médicaments. Il est alors extrêmement difficile d’en comprendre les mécanismes. En effet, l’association de plusieurs mutations modifie souvent les effets de chacune et de nouvelles résistances peuvent apparaître. Une étude à grande échelle permet aujourd’hui de concevoir un modèle des profils de résistance des associations de mutations.

puce En savoir plus...


Lettre bimensuelle n° 56 (1-15 avril 2011)

Un réservoir viral responsable de la chute du nombre des lymphocytes T CD4+ ?
Si l’élimination du VIH n’est pas encore possible, c’est principalement parce que des virus latents ou « dormants » persistent dans certaines cellules et échappent ainsi aux molécules antivirales. Ils forment un réservoir inaccessible à partir duquel de nouveaux virus peuvent être produits, après activation du système immunitaire ou arrêt des traitements.

puce En savoir plus...

Comment fonctionne l’Interféron ?
La production de l’Interféron de type I est une des réponses immunitaires de l’organisme qui permet de protéger les cellules contre des pathogènes viraux.  Cette substance agit en stimulant la production de protéines produites par des gènes dits ISG pour « Interferon Stimulated Genes ». Des centaines d’ISG ont été découverts depuis 25 ans mais seulement quelques-uns ont été caractérisés pour leur activité antivirale (puissance, cible, mécanisme…). Grâce à de nouvelles techniques performantes on connaît aujourd’hui l’effet de centaines d’ISG contre différents virus.

puce En savoir plus...


Lettre bimensuelle n°55 (16-31 mars 2011)

Des protéines cellulaires nécessaires au bourgeonnement
La fission membranaire, permettant à une entité entourée de membrane de se transformer en deux entités, est un phénomène biologique important pour le bon déroulement du cycle cellulaire.

puce En savoir plus...

Le VIH et le lymphome hodgkinien
Le lymphome de Hodgkin (LH), un cancer sanguin du système lymphatique, est 10 fois plus fréquent chez les personnes séropositives. Des débats existent toujours au sein de la communauté médicale concernant les facteurs qui favoriseraient le LH chez ces patients. Une large étude européenne apporte aujourd’hui de nouveaux éléments de réponse.

puce En savoir plus...


Lettre bimensuelle n°54 (1-15 mars 2011)

Des anticorps qui handicaperaient le virus
La neutralisation du VIH par les anticorps est depuis longtemps un cheval de bataille pour bon nombre d’équipes de scientifiques. Cette neutralisation est généralement permise par une occupation de la glycoprotéine d’enveloppe et l’inhibition de l’attachement du virus ou de son entrée dans la cellule hôte. Cependant, ces mécanismes moléculaires restent mal compris. On sait aujourd’hui que certains anticorps bloqueraient irréversiblement le virus libre en permettant le désassemblage des deux constituants de la glycoprotéine d’enveloppe virale.

puce En savoir plus...

Un vaccin filtrant
Les résultats de l’essai vaccinal STEP des laboratoires Merck, rendus publics il y a près de 5 ans, ont été incontestablement négatifs : paradoxalement, le vaccin stimulait bien les défenses immunitaires mais celles-ci apparaissaient inefficaces. Certains patients ont même été plus sensibles au VIH. On sait aujourd’hui que ce vaccin, même s’il n’est pas protecteur, a néanmoins sélectionné les virus transmis.

puce En savoir plus...


Lettre bimensuelle n°53 (16-28 février 2011)

Comment l’interleukine-7 pourrait renforcer nos défenses
L’une des caractéristiques du VIH est de persister au sein de l’organisme infecté. Pour cela, l’une de ses tactiques, c’est de neutraliser les défenses immunitaires. Cependant, ce mécanisme reste globalement mal compris. Les comprendre ouvrirait pourtant des voies thérapeutiques. De récentes études réalisées in vivo sur des souris infectées permettent justement de mieux saisir comment une protéine naturelle, l’interleukine-7 (IL-7), pourrait rétablir nos défenses immunitaires.

puce En savoir plus...

Vers des vaccins à base de protéines
Des vecteurs viraux atténués (c'est-à-dire dénués de leur pouvoir de réplication) sont souvent utilisés pour développer des vaccins. Mais sont peu efficaces contre le VIH. Les vaccins protéiques pourraient cependant fournir une alternative, parce qu’ils sont faciles à produire  et parce qu’ils peuvent être injectés de manière répétée.

puce En savoir plus..


Lettre bimensuelle n°52 (1-15 février 2011)

Eliminer les cellules T régulatrices pour tuer le virus
Le VIH est un virus à infection lente entraînant des infections chroniques. Pour cela, il a dû sélectionner au cours du temps des mécanismes permettant aux cellules infectées d’échapper à leur destruction par les lymphocytes T CD8+ (LTCD8+) ou cytotoxiques.

Un vaccin qui protégerait de la transmission sexuelle
Le VIH se transmet principalement au niveau des muqueuses sexuelles. Les stratégies vaccinales à ce jour ont voulu stimuler une réponse immunitaire par des anticorps sanguins ou des cellules cytotoxiques mais sans succès. Aujourd’hui, on sait en revanche produire des anticorps protecteurs dans les muqueuses vaginales chez des singes.


Lettre bimensuelle n°51 (16-31 janvier 2011)

Vers un modèle de la capside
A l’intérieur des virus, on trouve un compartiment conique qui renferme le génome appelé la capside. Il est formé d’environ 250 composés de forme hexagonale (hexamères) et de 12 de forme pentagonale (pentamères) permettant de fermer la structure à chaque extrémité : 5 à l’extrémité la plus étroite, 7 à l’extrémité la plus large. On connaît aujourd’hui la structure de chacun de ces composants et on peut ainsi modéliser la capside dans son ensemble.

A la recherche d’un vaccin protecteur
La découverte d’un vaccin protégeant efficacement contre l’infection par le VIH reste depuis longtemps l’un des principaux objectifs des chercheurs. Cependant, très peu de vaccins ont été testés chez l’homme en raison des difficultés de mise en place des essais à grande échelle. A ce jour, un seul a montré un effet de protection partielle1. Des chercheurs du National Institut of Health proposent aujourd’hui une approche séquentielle et plus rationnelle de conduite des essais vaccinaux.


Lettre bimensuelle n°50 (1-15 janvier 2011)

La nature source de médicaments
A l’heure actuelle, nous assistons au développement de médecines dites « naturelles » qui exploitent les vertus thérapeutiques des plantes. Les recherches ont montré l’importance des propriétés biologiques de ces substances pouvant moduler les biomolécules associées à telles ou telles maladies. Ces molécules ont fait l’objet de nombreuses études en vue d’optimiser ces propriétés, et aujourd’hui la plupart des drogues sur le marché sont issues de ces approches. Ainsi, on peut aujourd’hui développer de nouvelles molécules antivirales et anti-inflammatoires.

Un virus plein de ressources
Face à toute intrusion et en particulier de virus, l’organisme déclenche une réponse automatique appelée réponse immunitaire innée. Des molécules produites à cette occasion vont combattre l’intrus en stimulant la prolifération de cellules immunitaires et d’une manière plus directe, en stimulant la production de protéines, parmi lesquelles la Téthérine.

LETTRES SIDABLOG
 
Plan du site ׀ Mentions Légales ׀ Designed by Absysdesign.com ׀ Nos Partenaires ׀ Copyright Sidablog 2009.